Par
edg
| Publié le
11 novembre 2011
| Version n°
7
L'initiative gouvernementale visant à faciliter, aux personnes touchées par le cancer comme à leur famille, l'accès aux soins psychologiques peut être une occasion parmi d'autre de médicaliser une profession se voulant transversale: celle de psychologue.
Le soin dans notre société est institutionnalisé de manière quasi absolue. Ce qui n'implique pas nécessairement de monolithisme des pratiques, ni la perte de la dimension individualisée. Mais alors, restent à penser les processus qui s'organisent, qui sont le premier vecteur de soin, en particulier en matière de psychopathologie. Ce texte est introductif d'une série, à venir, sur ce thème.
La douleur, l’intérêt qu’on lui porte , le sens qu’on lui confère, change, évolue selon les contextes socio-culturels. Aujourd'hui à l’hôpital elle est devenue l’objet de toutes les attentions au point d’exister de façon autonome, comme déconnectée du Sujet de la plainte, de son corps.
Dans un mouvement commun de spécialisation du soin, la "prise en charge de la douleur" et la mise en place d'unités mobiles de soins palliatifs à l'hôpital, en répondant à ce qui pourrait fort ressembler à une injonction au bien-être et au bien-mourir, ne sont pas sans poser quelques questions...
Le 10 février 007, l'association internationale d'histoire de la psychanalyse tenait une journée consacrée aux règles et statuts paraissant appelés à régir sinon la psychanalyse, tout au moins son environnement, psychothérapique en particulier. Un petit tour d'horizon de diverses situations en Europe suscita des échanges, simples, libres et assez spontanés. Mais on pouvait aussi trouver là un terrain d'inspiration pour s'interroger sur les conditions de la transmission de la psychanalyse. Ont-elles été influencées par le siècle? Et depuis quand? Tel est le point de départ de la réflexion.