La douleur, l’intérêt qu’on lui porte , le sens qu’on lui confère, change, évolue selon les contextes socio-culturels. Aujourd'hui à l’hôpital elle est devenue l’objet de toutes les attentions au point d’exister de façon autonome, comme déconnectée du Sujet de la plainte, de son corps.
La pratique du psychologue sur des services de médecine s'élabore à partir de la rencontre avec des personnes souffrant d'affections somatiques. Ce lieu spécifique (l'hôpital), ce point d'appel qu'est le corps amènent le clinicien à repenser sa pratique (dispositif proposé) et le cadre théorique qu'il fait fonctionner...
Dans un mouvement commun de spécialisation du soin, la "prise en charge de la douleur" et la mise en place d'unités mobiles de soins palliatifs à l'hôpital, en répondant à ce qui pourrait fort ressembler à une injonction au bien-être et au bien-mourir, ne sont pas sans poser quelques questions...