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Ecrits Psy    

Écrits Psy

“ Le chemin de la lumière ”

C’est fortuitement que je « tombais » sur cette émission consacrée à Monseigneur LUSTIGER qui, à cette époque, n’était pas encore devenu cardinal. Entre interviews, images et commentaires, le propos était de découvrir l’homme ; apparemment en effet un homme d’envergure.

Mais c’est une scène, un simple scène qui me surprit ; ou plutôt, l’effet que j’en ressentis.

On voyait, à la fin d’un office, l’évêque se diriger, de l’autel, vers le parvis de la cathédrale, remontant la travée où, au fur et à mesure de son avancée, s’agenouillaient successivement les fidèles. Revêtu des habits sacerdotaux, il allait d’un pas lent, cérémonieux, suivi de la cohorte des officiants, accordé à la musique de l’orgue. De manière soudaine, ou tout au moins inattendue, et sans doute aussi pour l’archevêque, une femme s’empressa à ses pieds, lui attrapant la main, dont elle baisa l’anneau. La réponse tomba, à peine audible, confidence trahie pas le micro, mais nette : « Priez pour moi ! ». Et la procession de se poursuivre, sans même avoir marqué le pas.

Trois mots, trois simples mots.

J’étais abasourdi. Je finis simplement par me dire que les psys avaient certainement beaucoup à apprendre.

Je crois que cette femme représentait l’image du dénuement, et de l’espoir qui en émane, adressé vers le haut, à ceux qui incarnent un ordre du monde, un ailleurs et un mieux ; pauvresse ou bougresse, je m’imagine l’exception que ce pût être que de baiser la main de cet homme, certainement révéré. Par son geste d’allégeance, elle lui signifiait son respect, sa dévotion, son attente sans doute. Humble parmi les humbles, elle était à sa place, un temps privilégiée par la proximité d’un tel personnage, probablement aimé de Dieu. S’approcher du soleil, un instant au moins, est sans doute un rêve fou pour les gens de l’ombre. A mes yeux au moins, elle incarnait la demande et l’attente, plus encore que la piété. Pourquoi sinon sortir de l’ombre ?

L’évêque répond de sa place, marquant son attention d’une réponse, mais poursuivant son chemin, sa tâche. Il n’accorde presque rien, et moins encore de sa fonction.

Qu’il commande de prier, certes ! Nous sommes dans une cathédrale, et que conseiller à cette femme si ce n’est de renouveler sa prière, d’aller plus avant dans la ferveur ?

Mais qu’il enjoigne : « priez pour moi » ! C’est là le renversement.

Le plus pauvre des deux n’est pas celui qu’on pense ; pas plus d’ailleurs que n’est peut-être mieux placé pour prier celui que l’on croit.

C’est un retournement, un renversement. Prier pour quelqu’un vaut-il mieux que prier quelqu’un ?

Mais c’est aussi un déplacement de la situation. Pour qui cette femme prie-t-elle ? J’imagine qu’elle ait pu prier pour ceux qui, à ses yeux, le nécessitaient. Mais a-t-elle envisagé que les nécessiteux ne soient pas nécessairement ni seulement ceux à qui, à bon droit, elle pense ?

  Les enjeux

 

La souffrance n’est pas chose rare ; pas plus que ne manquent ceux qui, à tort ou à raison, s’en ressentent envahis, annihilés parfois, exclus de ce fait de leur sentiment de pouvoir disposer d’eux-mêmes. Plus que la bienveillance, il faudrait sans doute de la bonté pour être en sympathie et apporter une aide. La compassion suffit-elle à ce que cesse l’isolement, l’enfermement en soi, auquel peut aboutir le sentiment que rien, jamais, ne devrait aller mieux ? Les mots suffisent-ils à sortir de l’indicible ?

Notre époque de progrès voudrait laisser accroire que la mise en mots expulse le mal et en conjure d’éventuels méfaits. Mettre des mots sur les choses suffirait, sans avoir à se soucier de la personne à qui l’on parle. Désormais se trouvent écoutants et écouteurs, pour veiller au grain ; ici pour protéger, préserver, là pour surveiller.

La scène que j’évoquais, si le lecteur veut bien y être sensible, n’a de sens et de portée que dans le lieu même, le temps même où les choses se sont produites, et envers la personne même qui est garante des lieux. La manière trouve son sens par la réponse qui naît de l’ensemble du site même où chacun des protagonistes est profondément à sa place. Il me semble trouver là ce qu’est l’essence même, origine et raison d’être, du transfert. Chacun crédite l’autre du sens qu’il attribue à la place que chacun occupe ; l’une et l’autre décalées, et dans un vis-à-vis qui procède d’une espérance au moins, d’une conviction au mieux. Que faire là sinon ?

La souffrance ne relève pas plus d’une seule réponse qu’elle ne relève même parfois d’une réponse. En son for intérieur, celui qui souffre a parcouru maintes fois les mêmes allées, repris les mêmes haines, retrouvé les mêmes déceptions, mille manières de rester seul ; le sentiment de solitude vient tout naturellement, suggérant peu à peu que rien ni personne ne peut rien. Ainsi en arrive-t-on à espérer l’exception, la revendiquant parfois.

Aussi, il doit y avoir bien des manières d’aider, et pas seulement l’image étriquée que nous renvoient téléthons et autres, où il semblerait que mettre la main à la poche soit devenu gage de sensibilité, voire de solidarité.

Aider et aimer diffèrent sans doute d’ailleurs de plus que d’une seule lettre. Aider repose plus sur l’effectivité que l’affectivité. Mais il est tentant de soustraire à la première ce que l’on voudra affirmer quant à la seconde ; souvent considérée comme valorisante.

Mais surtout, à partir du présent exemple, c’est d’aide « spirituelle » qu’il s’agit, dans l’hypothèse où l’on peut en faire image comparative avec l’univers de l’aide dévolue au psychisme.

 

Comment du reste en est-on venu à penser opportune une aide destinée au psychisme ?

Cela sans doute vient de l’expérience que celui qui est en défaut n’est pas toujours inspiré au mieux pour modifier le cours des choses en sa faveur. L’œuvre de pédagogie pourrait suffire. Comme dit le proverbe chinois : « si un homme te demande à boire, donnes lui à boire ; s’il te demande à manger, apprends lui à pêcher ».

Le psychisme est par ailleurs devenu objet de science, objet d’étude au moins ; objet de connaissance peut-être, mais à plus grand peine. Peut-on aborder la chose psychique indépendamment de l’idée qu’on s’en fait ? Le terme de « croyance » n’en est pourtant pas forcément adéquat ni pertinent. Que serait une discipline dont les outils dépendraient d’une croyance ? Un ésotérisme ?

Et voilà bien, plus qu’un soupçon, d’où naît le reproche, parfois disqualifiant, envers les théories relationnelles et dynamiques et, à fortiori, la psychanalyse. Que vaudrait un cursus dont ne pourrait être rendu compte que de l’intérieur ? Faisons en tous cas comme si la transmission du savoir ne relevait pas des mêmes questions que celle de la connaissance puisque cette dernière passe par l’expérience ; ce qui ne l’annule pas, ni les enseignements qui en résultent.

Que vaudrait une théorie qui assumerait que l’humain soit d’abord et avant tout une affaire d’être, et pas seulement une question de vie, fût-elle équilibrée voire heureuse ?

Un praticien peut-il et doit-il être porteur d’un regard, et pas seulement d’un système de pensées organisant un dispositif ?

 

S’il n’est un regard investi et curieux, le soin risque de devenir une méthode qui, par les temps qui courent, régresse jusqu’à n’être plus que procédures ; et ce lorsqu’il s’agit que de mêmes moyens conduisent aux mêmes effets, indépendamment des personnes.

Sauf à penser, précisément, que c’est aussi absurde qu’impossible, puisque si chacun est un être, il le tient de la singularité de son histoire et de la spécificité du rapport qu’il parvient à établir à l’histoire, dont la sienne propre.

 

Continuant de faire image de l’anecdote qui m’a servi de prétexte, je me demande si on peut la regarder indifféremment selon que l’on croit que LUSTIGER soit homme de foi, homme d’Eglise, ou encore homme de pouvoir ?

S’il est plus qu’investi dans son rôle, même s’il a à le connaître et en respecter les charges, il n’y a pas pourtant pas, comme l’anecdote le laisse voir, place pour l’effusion, la supposée manifestation de je ne sais quelle sensibilité. Il ne s’attarde pas, ne se détourne pas de sa tâche. J’ai envie de comparer à ce qu’exprime Françoise DOLTO, dans « L’Evangile au risque de la psychanalyse », dans le commentaire qu’elle fait de la parabole du bon samaritain. On aurait pu s’attendre à le voir se soucier de celui qu’il a sauvé. Mais, contrairement à l’image qui voudrait associer faire le bien à partager, le bon samaritain poursuit son chemin, respectant cependant scrupuleusement son engagement ; celui-là comme tous les autres, et pas plus.

Se manifester suite au bien que l’on pense faire est sans doute inévitablement œuvre narcissique, naturelle certes, mais moins ouverte qu’il n’y paraît. DOLTO rappelle d’ailleurs que Jésus employait cette parabole pour illustrer le précepte « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », devant les juges chargés de décider de sa sincérité, comme de la valeur de ce dont il se veut prophète. Il s’agit sans doute de l’autre comme soi, et non de mettre en balance des quantités d’amour qui devraient toujours rester égales ; à l’inverse de toute expérience en la matière. Ce qui conduit à penser qu’il serait donc différentes manières d’aimer ; voire diverses formes d’amour. Mais faire des différences en matière d’amour est chose choquante. Doit-on pour autant croire celui qui dirait aimer les autres tout uniment et tout pareillement ?

D’évidence, il s’agit d’un refus.

Dans l’anecdote, LUSTIGER ne se départit pas de son rôle.

 

Mais ce que je trouve le plus remarquable est la manière même dont il parle de la place qu’il occupe, ne sortant pas de son rôle, ne quittant pas sa place un seul instant.

En trois mots, il renverse la proposition qui lui est faite, en orientant vers la prière, mais la prière pour lui. Le pouvoir est renversé alors même que l’évêque ne s’en départit pas.

Si je transpose en matière de psychanalyse, il répond dans le site, dans le transfert ; et ne fait aucun commentaire. Trois mots.

On peut trouver là des analogies fécondes avec l’interprétation dans l’échange émergeant entre deux êtres, chacun pris dans ses images, et s’adressant néanmoins l’un à l’autre. Seule la perspective est renversée. C’est le SENS de la prière qui a basculé. C’est l’horizon du prieur qui s’en trouve de ce fait réorienté, quitte à ce que celui-là s’en trouve, un temps, désorienté. Il prie non plus pour ce qu’il connaît, mais pour celui-là même qui était à ses yeux porteur d’attributs.

L’évêque pourtant ne se destitue pas. Il a seulement laissé entendre qu’il n’est pas si différent d’elle, et qu’il poursuit. A elle de faire de même : poursuivre !

Il n’y a aucune mise en cause de la foi ni sa démesure, de l’espérance ni l’insistance, de l’humilité ni du pouvoir, de la demande faite à l’autre ni l’incapacité de l’autre à y répondre.

Les choses sont là, posées, acceptées en vis-à-vis parce que reconnues ; et non connues.

Le déjà là ne fait sens que lorsqu’il s’illumine ; et il y faut de la présence investie et du sens.

 

Restent pourtant des différences, probablement irréductibles, par exemple entre aide spirituelle et démarche personnelle, ou encore cheminement.

Pour faire sens, et ce texte en est un exemple, on a recours à des effets d’image. Mais la manière dont elles fonctionnent, dont elles sont mises en scène, diffère. Les outils peuvent être les différents tropes du langage, comme disent les linguistes.

La parole, dès lors qu’elle est singulière, comporte une interprétation, puisque celui qui parle est autant présent dans le moment que la personne à qui il s’adresse. Mais cette parole reste pleinement inscrite dans le site, sans que ni l’un ni l’autre ne se détournent de ce qu’ils sont venus y faire. On ne se met pas à « sympathiser », au sens commun du terme, pas plus d’ailleurs qu’on ne saurait parler d’empathie.

La religion, en particulier chrétienne, use beaucoup de paraboles. En substance, on raconte une histoire dont les évocations ne sont pas détaillées ; on ne développe pas d’enseignement. Faussement narrative, la parabole énonce du sens sans l’expliciter ; mais elle doit toucher, et interroger, puisque le propos reste affaire de significations.

Mais, pour que cela fonctionne, des préalables sont indispensables. Un langage commun, un réseau de sens doit déjà exister afin de produire des évocations accessibles, ici, mais aussi ailleurs, maintenant mais aussi plus tard. C’est un peu une invite à l’exégèse, une introduction à la pensée.

A cette fin, le « site » est particulier, organisé : Les Eglises sont, en principes, orientées d’Est en Ouest. Au levant est l’abside, derrière l’autel, de sorte que l’on regarde là où se lève le soleil. L’orientation suit l’évolution du jour, image commune de la vie, jusqu’à sa fin où le couchant évoquera le terme, la mort sans doute, et non pas seulement les ténèbres. La notion d’élévation, en principe conjointe à toute religion, suppose de pouvoir aller plus près de la lumière. Mais les choses ne sont jamais tant verticales que changeantes ; on n’approchera jamais le soleil. La lumière change, mais elle est. Lorsque LUSTIGER va de l’abside au parvis, de l’office à la cité il suit donc le chemin de la lumière. Le parcourant, il l’exprime et l’incarne. Il est dans un trajet.

D’un bout à l’autre, l’allégorie est présente, inscrite dans des traces portées par les lieux. Quelle que soit la connaissance de chacun, le lieu porte des attributs qui le démarquent, le connotent. L’évêque dans ce lieu est à son affaire, même si l’office est terminé. La procession n’est ni anodine, ni innocente.

 

Si, par comparaison, on s’approche de la psychanalyse, une des modalités particulièrement valorisées d’intervention, voire d’interprétation, est la métaphore ; à quoi on tend souvent à réduire toute interprétation. Il s’agit ici d’établir une comparaison entre quelque chose que l’on pense propre à la personne, ou son propos du moment, et que l’on veut rendre manifeste en mettant à distance, à portée de vue, en quelque sorte. Pour ce faire, on développe une analogie, plus ou moins pertinente, comme une sorte d’explication par l’image. Ce qui signifie que l’on interpelle l’autre sur quelque chose dont l’interprète pense que cela lui appartient, et qu’il veut lui faire voir ou entendre, présageant quelque réticence.

L’interprète, à priori, ne signifie rien de lui, ne porte rien de particulier ; sauf, peut-être par la teneur de l’imagerie qu’il va proposer. Il s’agit de mettre en évidence une signification ; et non d’initier à la formation d’un réseau de sens.

Mais, là encore, pour que le propos fonctionne, pour que chacun perçoive, il est nécessaire que préexiste une communauté suffisante, un sentiment d’antériorité, voire une confiance. Une forme d’intimité, ou quasiment, a dû se former, afin que l’assignation par l’image ne soit pas reçue comme une persécution, une dissemblance entre celui qui voit, et celui à qui on fait voir. Pour que l’image fasse ouverture, encore faut-il que la personne en souffrance n’y voie pas une réaction, un refus ou une prétention du supposé thérapeute.

J’oserai dire que le transfert est présence. Chacun entend, à la mesure de ses moyens, mais ne bascule pas dans l’illusion que serait un propos, un seul et même propos, identique, tant pour l’un que pour l’autre. Une même chose suscite, ici et là, des évocations différentes, ouvrant des perspectives, auxquelles la personne empêtrée n’est pas en condition de s’intéresser. Chacun est présent dans la singularité, parfois difficile, de ce qu’il est, et présent dans une accessibilité à l’autre dont on ne cesse de découvrir les limites.

 

Du reste, cette idée, assez centrale à mon sens, de présence s’authentifie d’un autre caractère de l’anecdote inaugurale à mon propos : je veux parler de la spontanéité. Il m’a semblé en effet que la réponse de LUSTIGER ne tarde guère.

Naturellement, dire cela suppose que le lecteur accepte que la spontanéité soit l’inverse, profondément de l’impulsivité. Il s’agit de quelque chose, une réaction par exemple, qui va de soi, qui vient de soi ; mais d’un soi constitué aussi par une élaboration identitaire profonde, une conscience pénétrée de sa place et son identité pour l’autre (son rôle). La spontanéité repose sur l’élaboration, même si elle émane avec une impression de légèreté d’un moment tout à fait singulier. C’est le caractère spontané qui donne un caractère inédit, précisément adressé à l’autre présent, et on un caractère pré-médité, inévitablement narcissique parce que résultant de l’idée qu’on se fait de son rôle.

C’est l’absence de retenue de la spontanéité qui constitue une temporisation consistante (une distanciation), et non une sorte de mise à distance qui, certes, interpelle, mais est aussi vécue comme venue d’ailleurs, et non issue de l’ici et maintenant.

La spontanéité serait gage d’authenticité, scellant la présence dans l’ici et maintenant, expression tangible de l’effectivité de l’imago maternel. Dans l’authenticité, il y a le double sens de la réalité d’une part, et de l’assomption du soi.

Faut-il rappeler que la continuité du soi, l’inscription dans le temps et la formation de la pensée sont des créations psychiques ? Encore faut-il que l’intéressé en souffrance trouvât la condition de s’y retrouver, puis s’y inscrire. Mais je vois mal comment il pourrait se résoudre à s’écarter de sa propre plainte s’il n’éprouvait un sentiment suffisant de sécurité.

 

En revenant à des mots simples, on pourrait se demander s’il est possible de toucher un archevêque. Suffit-il de lui baiser la main, et l’anneau ? Suffit-il d’obtenir un mot de lui, qui nous accompagnera, parfois pour le reste de la vie ?

Après tout, la situation se prête à devenir en soi une icône.

Quelle est donc la différence entre le moment où une image devient emblématique, accaparant à elle et sur elle un espace qui s’écrase, qui n’est plus (hors l’idolâtrie), et le moment où elle s’inscrit, disparaissant pour être efficiente et féconde ? Cela suppose qu’il y ait eu parole, effet réel de parole ; parole en tant que présence de soi confirmée par la présence de l’autre dont la réponse nous fait être à ses yeux. La solitude pourrait alors n’être plus un état, mais une condition.

 

Et la souffrance dans tout çà ? Disparaît-elle pour autant ?

Probablement non. Seul change ce qui l’entoure ; et, peut-être un peu, la personne qui se trouve promue par la présence dans un moment qui, désormais, pourra l’accompagner.

Souhaitons-lui d’être aimée ; mais aussi et surtout d’aimer. Ce qui renvoie inévitablement à d’autres espaces à former, d’autres endroits, d’autres personnes. Si la souffrance cherche à former des espaces singuliers, vivre requiert des espaces pluriels.

Puisqu’ici, à ce qu’il semble, c’est prier qui constitue l’acte, et non la prière, pas plus que les termes qui s’y trouvent. Je crois que FREUD rappelait souvent, la plupart du temps implicitement, que c’est la forme active qui est un modalité d’être fondamentale, rassurante et gratifiante. La forme passive, elle, renvoie plus au temps second, à la formation de l’intériorité.

 

Le monde est autant nôtre que nous sommes siens.

Publié dans théorie, adulte, (psycho)thérapie, psychanalyse | Réagir | Commentaires fermés